je me souviens parfaitement bien du printemps 2007 que nous avons passé ensemble, à Tokyo. Nous savions que quelques mois plus tard, nous serions séparées et même si, à l'époque des fleurs, tu étais encore bien là, dans la grande ville, nous avons commencé à penser au futur.
Je me souviens parfaitement bien de notre idée d'écrire un blog à deux et du soir où nous avons convenu du titre, des modalités de notre correspondance et du jour de publication. Tout nous est venu, au détour d'une de nos conversations, tout nous est venu, si naturellement. Et il aurait été absurde d'attendre ton départ en septembre pour créer notre adresse : nous étions tellement impatientes !
Depuis plus de trois ans, quoi qu'il nous soit arrivé, nous avons posté nos courriers publics dans cette boîte ouverte, nous offrant chaque semaine, la surprise mutuelle de nos mots, nos images...
Mardi soir, il s'est passé la même chose.
Parce qu'on a évoqué le début de notre lassitude commune de ce rendez-vous devenu un peu trop routinier, il a suffit de parler pour que les idées nous arrivent, en rafale, et que la même impatience qu'il y a trois ans naisse.
J'ai vraiment beaucoup aimé t'écrire ici toutes les semaines mais j'ai hâte, déjà hâte, d'être jeudi prochain pour voir de quelle manière tu sauras m'étonner.
J'ai hâte d'être jeudi prochain pour ouvrir la porte de notre nouvelle adresse.
Je t'embrasse,
Gwen.