après un long week-end qui s'est achevé hier -ne suis-je pas chanceuse-, j'ai dû retrouver mes marques. Le carré de soleil était toujours là, au bureau, heureusement, et s'il parlait d'air doux et de bancs idéalement situé, il a, comme toujours été le garant d'une journée laborieuse. Bien sûr, il faut commencer par se refondre sur le siège, et retrouver la direction laissée en suspens dans les pages ouvertes. Bien sûr il faut changer l'eau et ressortir des petits sacs nomades les crayons fétiches. Mais les pieds qui commencent à chauffer ne bougeront plus, et le piège se referme ainsi. Les heures s'écoulent selon la courbe des rayons.
Je ne vais pas t'énumérer la liste des choses entendues pendant ce temps à la radio et notées parfois, celles vues, tentées, réussies, ni la liste de celles qui restent en suspens ensuite dans les pages ouvertes. Mais la reprise n'a pas été mauvaise.
Si bien qu'après avoir réclamé le silence et le calme, ma journée de travail, je peux retourner, déjà - je suis vraiment veinarde- à un programme de vacances. Baigner dans un grand carré de soleil et ne plus regarder l'heure. Pour mieux me confiner ensuite, les poches pleines et la tête neuve, dans les limites du petit territoire chauffé à blanc.